Pour ma part, je suis en train de réfléchir à ce que peut être ma présence en ligne. A priori, j’aurais plusieurs applications séparées, qui concernent communautés et logiques. D’un côté, le lifestreaming et la discussion légère (sur Twitter pour l’instant, peut-être demain sur d’autres outils), de l’autre une publication pus concentrée, plus sérieuse, sur un blog construit, et enfin des chroniques et tribunes plus professionnelles sur des media (on et off-line). L’objectif : séparer, ne pas agréger son identité dans un lieu unique, mais établir des endroits de prise de parole dédiés à chaque mode (intime/léger, politique, professionnel…), et distinguer ce qui relève de la sociabilité pure, en ligne (le lifestreaming) de ce qui relève de la publication (le blog), même si les frontières sont un peu floues. Distinguer les deux me semble utile.
Versac: Recréer l’économie vertueuse de la conversation – Transnets – Blog LeMonde.fr.
Alors que les sites d’agrégation de sa participation en ligne sont de plus en plus en vogue, Versac présente sa vision des choses. La définition d’une identité en ligne et de ce qui la compose n’est pas chose aisée. Alors qu’il est si facile de regrouper en ligne, faut-il comme dans la vie physique séparer ses univers en ne ménageant que quelques portes de passage de l’un à l’autre.
Pour ma part, il me semble essentiel d’agréger en un lieu tout ce qui compose ma vie numérique mais les choses peuvent changer.

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J’aurais tendance aussi à scinder mes univers en ligne, sauf sur Facebook où je mélange contacts pros, amis proches et vagues relations. C’est justement cette expérience et les freins qu’elle m’impose qui m’amènent à créer des séparations. Mon univers le plus public étant assez vaste, Prophilactic dont tu parlais hier m’intéresse quand même. Ma solution serait donc d’agréger une seule de mes sphères en ligne. Gérer sa présence en ligne n’est pas simple du tout.
Le mélange induit forcément des « freins» . Pour facebook j’avais évoqué une idée de filtrage suivant des profils dans ce billet : http://www.chroniquesduweb.com/2008/07/02/combien-suis-je/
J’en viens souvent à me dire que finalement il nous faut deux identités numériques : une officielle facile à assumer, et une autre moins contrainte et donc sûrement beaucoup plus anonyme, cachée. Le risque par contre est qu’un jour s’ouvre malencontreusement une porte entre les deux et que la seconde soit pas si facile que ça à assumer.
Voila, il faut utiliser 2 identités, c’est ce que je fais. Malheureusement, un ami pas très futé a fait un lien vers mon site pro avec mon pseudo et le lien a été repris. Mon vrai nom et mon pseudo sont désormais reliés, il faut chercher pour trouver les liaisons, mais elles existent. J’ai parfois le sentiment soit de frôler la parano, soit d’être muselée, c’est assez désagréable, mais j’imagine que c’est le prix à payer pour être visible en ligne.